Comment laver les camions de transport d'animaux avec un tunnel de désinfection ?

mar 26/07/2022 - 08:00
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Introduction

Le lavage d'un camion de transport d'animaux vivants se déroule en trois temps : nettoyage à l'eau chaude sous haute pression, contrôle du résultat, puis désinfection. Cette dernière étape se fait sous un tunnel, aussi appelé arche de désinfection, qui pulvérise le produit sur l'ensemble du véhicule. Cette organisation répond aux exigences de biosécurité propres au transport d'animaux vivants et limite le temps d'immobilisation des poids lourds. Elle suppose une piste conçue pour un flux à sens unique, de la zone sale vers la zone propre.

Le transport d'animaux vivants et l'agroalimentaire partagent une contrainte. Aucun agent pathogène ne doit s'introduire avant ou pendant le transport. Un outil de transport inadapté génère du stress. Ce stress affecte les défenses immunitaires des animaux et les rend plus sensibles aux maladies (Consortium du Projet des Guides pour le Transport d'Animaux, 2017).

Cet article explique ce que recouvre la biosécurité pour un transporteur et comment se déroule un cycle de nettoyage et de désinfection. Il détaille ensuite la conception de la piste de lavage qui le rend possible. Il s'adresse aux responsables qualité de l'agroalimentaire, aux transporteurs d'animaux vivants et aux porteurs de projet de station de lavage.

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Qu'est-ce que la biosécurité dans le transport d'animaux vivants ?

La biosécurité désigne les moyens qui protègent un espace et ses utilisateurs face aux risques viraux et bactériens. Dans le transport d'animaux vivants, elle recouvre des procédures de prévention et de nettoyage standardisées. Le transporteur les applique comme des routines, non comme des opérations ponctuelles.

Ces procédures se conçoivent au cas par cas, selon la filière et l'organisation du transporteur. Elles comportent aussi un volet surveillance, qui relève du contrôle qualité.

 

Que dit la réglementation ?

Le cadre européen est le règlement (CE) n° 1/2005 du 22 décembre 2004, relatif à la protection des animaux pendant le transport. Il pose une règle simple. Le transporteur nettoie et désinfecte soigneusement ses véhicules après chaque transport, et si nécessaire avant tout nouveau chargement.

Des arrêtés français précisent ces obligations par filière. L'arrêté du 29 avril 2019 s'applique au transport de suidés vivants. Il impose au transporteur de garder en permanence à bord un matériel de pulvérisation de désinfectant pour les parties basses du véhicule. Il exige aussi des tenues spécifiques : au minimum gants, bottes ou surbottes et combinaisons à usage unique.

L'arrêté du 14 mars 2018 couvre le transport d'oiseaux vivants. Il vise la désinfection des parties basses : roues, bas de caisse et hayon. Dans certains cas de collecte, il impose un nettoyage et une désinfection au minimum chaque semaine.

Ces textes désignent deux priorités pour la conception d'une piste : les parties basses du véhicule et l'équipement du personnel.

À retenir

  • La biosécurité repose sur des procédures standardisées, appliquées de façon systématique et non au cas par cas.
  • Le règlement (CE) n° 1/2005 impose le nettoyage et la désinfection des véhicules après chaque transport d'animaux vivants.
  • Les arrêtés par filière, suidés en 2019, oiseaux en 2018, visent explicitement les parties basses du véhicule et les tenues du personnel.

 

Comment nettoyer et désinfecter un camion de transport d'animaux ?

Le cycle associe deux opérations distinctes. Le nettoyage retire les salissures ; la désinfection traite les agents pathogènes. La plupart des transporteurs d'animaux emploient donc à la fois des produits de lavage et des produits de désinfection.

Le nettoyage emploie de l'eau chaude sous haute pression pour désencrasser les compartiments du véhicule. Des produits de nettoyage industriels adaptés à l'agroalimentaire complètent l'action mécanique.

L'ordre des passes compte. Commencer par les parties hautes, puis descendre, évite de resalir une zone déjà traitée par ruissellement.

Le personnel porte une tenue de travail adaptée : masque, gants, bottes et combinaison étanche. L'arrêté du 29 avril 2019 en fait une obligation pour le transport de suidés.

Découvrez aussi : nettoyer, assainir et désinfecter son poids lourd, quelle différence ?

 

Qu'apporte le tunnel de désinfection ?

Le tunnel de désinfection, aussi appelé arche de brumisation, pulvérise le produit sur l'ensemble du véhicule en un seul passage. Il traite ainsi des surfaces qu'une application manuelle atteint difficilement, avec une couverture homogène d'un véhicule à l'autre.

 

Tunnel de désinfection camion en train de pulvériser du désinfectant sur un camion de transport d'animaux
Tunnel de désinfection ID WASH, autrement appelé arche de désinfection, en cours de pulvérisation de produit désinfectant pour poids lourds.

Son second apport est la vitesse. Associée à un portique de lavage, une arche de désinfection réduit fortement le temps d'immobilisation par rapport à un traitement manuel. Sur une flotte qui enchaîne les tournées de collecte, cet écart conditionne le protocole. Une procédure trop longue finit toujours par être écourtée. 

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Comment organiser une piste de lavage en biosécurité ?

Une piste de lavage biosécurité obéit à un principe unique. Le flux avance toujours vers l'avant, sans retour en arrière ni croisement. L'entrée et la sortie sont donc indépendantes.

La piste comporte idéalement trois sections successives : la zone de nettoyage, dite zone sale ; la zone de validation, où l'opérateur contrôle le résultat ; la zone de désinfection, dite zone propre. Un véhicule ne revient jamais vers une zone qu'il a déjà quittée.

Une activité soutenue mêle plusieurs flux de camions, de personnel et de chauffeurs. La capacité de désinfection se dimensionne alors au-delà de la capacité de nettoyage : elle devient le point de passage limitant.

Quels locaux prévoir pour le personnel ?

Le personnel de lavage dispose d'une pièce séparée des zones de lavage. Sur une station professionnelle, chaque zone de service comporte aussi des espaces d'attente pour le personnel et les chauffeurs, avec douches et vêtements de rechange.

Les tenues de travail côtoient des agents pathogènes et des contaminants. L'exploitant les récupère en fin de service au vestiaire et les nettoie avec des produits spécifiques. Sans ce circuit, la séparation des zones perd son effet : le personnel devient lui-même un vecteur.

Quels équipements installer sur une piste de lavage biosécurité ?

Un module de lavage châssis et bas de caisse s'installe en entrée de piste. Il désencrasse à l'eau sous pression les zones inférieures inaccessibles du véhicule, là où boue et résidus s'accumulent. Cette étape conditionne la suite : un désinfectant appliqué sur une surface encrassée n'atteint pas son support. Les arrêtés de 2018 et 2019 visent d'ailleurs précisément ces parties basses — roues, bas de caisse, hayon.

Une lance haute pression, ou rampe de lavage haute pression, traite les zones exiguës que les équipements fixes n'atteignent pas. Brosses individuelles et produits nettoyants restent à disposition des opérateurs.

L'éclairage de la piste est un point souvent sous-estimé. Un opérateur qui ne voit pas ce qu'il traite ne peut ni nettoyer correctement, ni contrôler son résultat.

Comment traiter les eaux de lavage ?

La pente de la piste évacue les eaux sans laisser de stagnation. Une eau stagnante constitue un foyer de contamination. Le dégagement autour du véhicule compte également. Aucun objet ni élément fixe ne doit se trouver à proximité immédiate de la zone lavée, pour éviter les éclaboussures contaminées.

Les eaux issues du lavage relèvent ensuite du traitement et des normes de rejet. Une station de recyclage des eaux de lavage collecte et traite ces eaux avant réutilisation ou rejet. ID Wash accompagne ses clients sur ces normes et sur l'aménagement de la piste, sans se substituer à l'autorité réglementaire.

Les solutions ID Wash pour la biosécurité et la désinfection

ID Wash conçoit et fabrique en France des équipements de lavage pour poids lourds. La gamme comprend un module de biosécurité et de désinfection dédié à l'agroalimentaire et au transport d'animaux vivants. Elle couvre l'ensemble de la piste : arche de prélavage, portique de lavage, lavage châssis et bas de caisse, haute pression, arche de désinfection, recyclage des eaux.

Chez Procanar, à Lauzac, dans le transport de volailles, ID Wash a créé une piste complète. Elle associe lavage châssis et bas de caisse, haute pression sur trolley et arche de désinfection en sortie de piste.

Les équipes ID Wash interviennent de l'étude de faisabilité à la mise en service. La maintenance s'appuie ensuite sur un réseau de plus de 40 techniciens de proximité. La configuration exacte se définit au cas par cas : nombre de zones, équipements, traitement de l'eau, dimensions de piste. Elle dépend de la filière, de la flotte, du site et de la réglementation applicable.

Concevoir la piste avant de choisir le produit

La biosécurité d'un transport d'animaux vivants ne se joue pas seulement sur le produit désinfectant, mais sur la piste qui l'applique. Quatre points la déterminent : un flux à sens unique, des parties basses traitées avant la désinfection, un personnel équipé et un circuit de tenues qui tient. Chacun relève d'une décision prise au moment de l'installation, difficile à rattraper ensuite.

ID Wash conçoit et fabrique en France les équipements correspondants : portique de biosécurité et de désinfection, arche de désinfection, lavage châssis et recyclage des eaux.

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Questions fréquentes sur la désinfection des camions de transport d'animaux

Nettoyer, assainir, désinfecter : quelle différence pour un poids lourd ?

Les trois opérations ne visent pas la même chose. Le nettoyage retire les salissures visibles et les résidus organiques. L'assainissement réduit la charge microbienne à un niveau considéré comme acceptable. La désinfection vise l'élimination des agents pathogènes présents sur les surfaces. L'ordre compte : un désinfectant appliqué sur une surface encrassée n'atteint pas son support. Dans le transport d'animaux vivants, seule la succession complète répond aux exigences de biosécurité. Le sujet est détaillé dans l'article nettoyer, assainir et désinfecter son poids lourd.

À quelle fréquence désinfecter un camion de transport d'animaux ?

Le règlement (CE) n° 1/2005 pose la règle générale. Le transporteur nettoie et désinfecte ses véhicules après chaque transport d'animaux vivants, et si nécessaire avant tout nouveau chargement. Les arrêtés par filière précisent les cas particuliers. L'arrêté du 14 mars 2018, pour le transport d'oiseaux vivants, décrit des configurations de collecte particulières. Le transporteur y procède au nettoyage et à la désinfection au minimum chaque semaine. Un contrôle visuel défavorable impose en outre une mesure corrective immédiate. La fréquence applicable dépend donc de la filière, du type de tournée et des zones réglementées traversées.

Que deviennent les eaux de lavage d'une piste de biosécurité ?

Les eaux issues du lavage de poids lourds sont collectées puis traitées avant réutilisation ou rejet. Une station de recyclage enchaîne débourbeur, séparateur d'hydrocarbures, traitement biologique, cuve de relevage et filtration. Le dispositif permet de réutiliser jusqu'à 80 % des eaux de lavage. Sur une piste de biosécurité, l'évacuation compte autant que le traitement. Une eau stagnante forme un foyer de contamination qui annule l'effet du protocole. La page normes de rejet des eaux détaille les obligations applicables. ID Wash accompagne ses clients sur ce point sans délivrer de certification.

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